Attistone, la voix qui tisse les racines et le monde

 

Il s’appelle Attistone. Et sa musique a l’odeur de la terre après la pluie. Cet artiste chanteur, qui refuse les artifices du studio calibré, puise son inspiration dans le souffle brut des traditions. Loin des tendances éphémères, il marie avec une élégance rare les sonorités de la world music aux rythmiques ancestrales de nos contrées. Le tam-tam y dialogue avec la kora, le balafon répond à la guitare acoustique, tandis que sa voix, chaude et grave, porte la mémoire des griots. Son authenticité, il la doit aussi à sa rencontre avec le grand Jimi Hope, figure tutélaire du blues tropicaux, qui lui a transmis l’exigence du verbe juste. De cet héritage, Attistone a gardé le sens du chant profond, celui qui raconte les hommes, leurs joies et leurs combats. Sur scène, il ne chante pas : il incarne. Chaque mot est un envol, chaque note, une mémoire ravivée. Dans ses textes, écrits en langue natale et en français, il célèbre la dignité des peuples et l’urgence de préserver l’âme des villages. Dans un monde où l’on surmixe les émotions, Attistone ose le naturel brut. Et le public, assoiffé de vérité, répond présent.